Le rapport de la phase d’étude du syndicat est très dense et très savant. Son caractère scientifique permet de couper court aux discussions.
Concernant le repeuplement d’espèces prétendument disparues. Trois poissons sont cités.
Nous n’avons trouvé aucune documentation sur la lamproie et sur les anguilles. Sur les anguilles, un peu de bon sens : n’importe quel promeneur en a vu filer dans les champs. Comment croire que quelques modestes ouvrages contrarient leur mobilité. Un peu de bon sens, les causes de leur raréfaction sont à chercher ailleurs …
Pour l’Apron le constat est plus étonnant. Les conclusions de l’imposante thèse universitaire qui lui est consacré indiquent que la présence des digues pourrait ne pas être la cause principale de sa disparition. Le « plan national apron » repose sur des données bancales. De plus le plan de gestion des poissons migrateurs du bassin Rhône Méditerranée indique : « l’objectif de l’action est essentiellement tourné vers l’amélioration de la connaissance et la définition de mesures concrètes. Aucun objectif opérationnel relatif aux ouvrages n’est défini dans le plan d’action concernant le Chassezac. »
Là encore un peu de bon sens : qui peut dire que l’apron était présent dans le haut Chassezac avant les seuils ? Qui peut dire qu’il en était absent en amont des seuils avant la construction des barrages EDF ?
Ce qui est en revanche certain et observable, c’est la colonisation de nos rivières, Chassezac y compris, par des variétés invasives de poissons ou d’écrevisses.
De l'avis de tous les anciens, le Chassezac était poissonneux malgré les digues. C'est depuis la construction des barrages EDF que les choses ont changé.
Thèse sur la Contribution à la Conservation de l’Apron du Rhône
Vidéo de la Commission parlementaire (extrait à visionner entre la minute 37 et 51, et entre 1h 15 et 1 h 23)