Les objectifs des pré-études vont au-delà des préconisations règlementaires actuelles (plan de gestion des poissons migrateurs du bassin Rhône Méditerranée) qui concernent la circulation de 3 espèces l’alose feinte jusqu’au pied du seuil de Vompdes, la lamproie marine jusqu’au pied du seuil de Gravières et l’anguille jusqu’au pied du barrage de Malarce ; elles concernent aussi l’apron et la toxostome considérées par les auteurs comme des espèces cibles alors qu’aucun texte règlementaire ne s’applique pour le Chassezac.
En ce qui concerne l’apron : « l’objectif de l’action est essentiellement tourné vers l’amélioration de la connaissance et la définition de mesures concrètes. Aucun objectif opérationnel relatif aux ouvrages n’est défini dans le plan d’action concernant le Chassezac. »
La pré-étude ne conclut pas à l’absence de franchissabilité des 4 seuils pour les espèces règlementaires concernées, elle se contente de conclure que les populations seraient plus nombreuses en l’absence de seuil sans en apporter la preuve.
L’Indice de Continuité Ecologique est nul pour l’apron et la toxostome espèces non prioritaires.
Bizarrement, la liste des cours d’eau jouant un rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l’atteinte du bon état écologique de la rivière n’est pas située sur la portion concernée par le projet mais bien en amont à la retenue de Puylaurent !
Aucune mention n’est faite de l’effet réserve de sécurité des plans d’eau pour la lutte contre les incendies, du caractère modérateur des seuils en été lors des « lâchés » d’EDF (Moins d’impact sur le milieu aquatique et moins de danger pour les baigneurs) ni du prélèvement effectué par l’usine Payen dans le plan d’eau du seuil de Vompde.