Le réchauffement climatique est aujourd'hui une réalité. Il s'accentuera dans les décennies à venir. La communauté scientifique ne le conteste plus. On peut rêver à une restauration d'une nature "comme avant" mais les faits sont têtus; il faut se préparer à gérer le réchauffement de notre planète, y compris chez nous.
Dans notre région, les principales conséquences sont connues :
- - La concentration des précipitations sur quelques épisodes orageux extrêmement violents,
- - L'allongement des périodes de sécheresses.
Ces modifications du régime des précipitations auront deux effets sur l'hydrologiques des rivières:
- - Une réduction des débits moyen et des débits d'étiage,
- - Une augmentation des débits de crue.
Les digues du Chassezac pourront tenir leur rôle:
- - En période d'étiage estival, former les plans d'eau qui sont indispensables à la faune, la flore et surtout à l'alimentation des nappes phréatiques de surface,
- - Et à la suite d'un épisode orageux intense, écrêter l'hydrogramme de crue et limiter les risques de débordements, d'inondations.
Ainsi détruire ces digues centenaires aurait deux conséquences hydrologiques majeures :
- - Réduire l'alimentation des nappes phréatiques sub-affleurantes
- - Réduire la sécurité des riverains.
Hervé LABAQUERE
Conseil en Hydraulique
Lauréat du prix Alfred Durand Claye décerné par l'Académie des Sciences