Côté flore, l’étude du syndicat n’envisage là encore aucune étude d’impact. Découvrez ci dessous la note de Thierry Pain, botaniste éclairé, sur les conséquences néfastes d’une disparition des digues.
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Botaniste, j’ai noté au pont de Gravières deux espèces protégées au niveau national : la Gratiole officinale (Gratiola officinalis) et la Spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis). L’une et l’autre risqueraient fort de disparaître si le niveau de l’eau venait à baisser durablement. Sachant qu'il est interdit de prélever ne serait-ce que des graines de ces plantes, leur destruction pure et simple est illégale... Comment l’autorité publique peut-elle bafouer sans vergogne les lois que nul n’est censé ignorer ?
La Spiranthe d'été est encore relativement commune par ici ; il faut nous en réjouir, car elle a disparu dans maints départements et grignoter son territoire ardéchois jusqu'à en faire une rareté locale serait criminel.
Quant à la Gratiole, je n'en connais que 3 stations ; il en existe sans doute d'autres, mais probablement très peu. Faisons tout pour les protéger avant qu’il ne soit trop tard, la loi nous l’impose.
La lutte contre les plantes invasives (Renouée du Japon, Ailanthe, Phytolaque, Robinier...) poussant le long des berges (et malheureusement ailleurs) devrait retenir prioritairement l’attention des “promoteurs” de la continuité écologique. Il ne restera bientôt plus guère de place pour la flore et la faune.
Thierry PAIN
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