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Une rivière récurée

Le barrage de Malarce, situé à une dizaine de kilomètres en amont des ouvrages, entrave l'écoulement naturel des sédiments.

Les quelques sédiments produits proviennent de simples ruisseaux présents en aval du barrage. Leur écoulement ralenti par les seuils contribue à la richesse de la rivière.

Imaginons le premier épisode cévenol sans digues : pas besoin d’être savant pour anticiper un « nettoyage » vigoureux du Chassezac, le courant emportant tout et laissant derrière lui une rivière morte composée uniquement de galets, une belle rivière récurée de tous les sédiments. Sans sablière, sans gravière, la vie des poissons va se compliquer, apron inclus.

La destruction de la digue du Nassier est un exemple à petite échelle : à la première crue les « obésous » ont été charriés et ont obstrué le pont. La destruction des digues provoquera les mêmes dégâts en plus fort.